Le point de vue d’un participant – littéralement

    28/09/2010

    Warming up for a jog in the parkTandis que les concurrents transpiraient et haletaient sur le parcours, je suis presque certain d'en avoir vu un avec une caméra vissée sur la tête… 

    Vidéo Tri-City-Athlon de L'Équipe

    …J'avais complètement oublié ce détail jusqu'à hier, lorsque l'un de nos participants m'a envoyé un lien. Si vous avez du mal à vous représenter l'évènement, regardez donc la vidéo en cliquant sur le lien ci-dessus.   

    Pour ceux qui ont participé à la compétition, cela rappelle quelque chose non?


    Lettre de l’une de nos fières participantes…

    28/09/2010

    Sophie pre raceChère équipe du Tri-City-Athlon Eurostar,

    Plus d'une semaine de passée et j'ai eu le temps de penser à cet incroyable évènement que vous avez organisé pour nous. D'ailleurs, dès que j'ai su que ce triathlon était organisé, je me suis dit que ce serait super d'avoir la chance d'y participer. Je ne m'imaginais pas à quel point cet évènement allait être motivant, unique ; cela a probablement été l'un des plus grands jours de ma vie. Merci pour tout ce que les différentes équipes ont fait pour que cette compétition puisse avoir lieu, pour avoir rendu ce jour si formidable et pour m'avoir donné l'opportunité d'accomplir ce que j'ai réalisé ce jour-là. Cela m'a ouvert des portes que je n'aurais pas crues possibles autrement.

    Si cela vous intéresse, j'ai rédigé pour mes proches un résumé de la course et joint quelques photos.  

    Encore merci, j'ai vraiment passé un excellent moment. Cette journée a été une façon spectaculaire de commencer ma carrière dans le triathlon… Car oui, j'en ferai d'autres ! 

    Merci,

    Sophie.

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    Lundi 13 septembre

    LONDRES

    Arrivée à St Pancras. Je ressens immédiatement l'excitation dans l'air parmi les concurrents, organisateurs et supporters. Nous sommes conviés dans le salon Business Premier et commençons à faire connaissance. Parmi les 20 concurrents de chaque pays qui ont été sélectionnés par des votes et un jury, des places ont été ouvertes aux titulaires de la carte blanche (les meilleurs clients d'Eurostar) et aux employés. C'est amusant d'essayer de deviner d'où viennent les gens et pourquoi ils ont été choisis. D'où la question « D'où venez-vous ? ». Et les réponses vont de directeur d'école d'un quartier défavorisé de Leeds souhaitant motiver ses élèves, à une femme qui s'est essayée à l'Ironman pour ses 30 ans !   

    Une fois à bord d'Eurostar, on en profite pour manger et se détendre, en première classe bien sûr. 

    PARIS  

    À 23 h 00, je suis dans mon lit à Paris, mon kit de compétition réparti dans trois sacs en plastique (un pour chaque épreuve) étiquetés avec un gros numéro 50, mon numéro de dossard. Après avoir fait et refait ses sacs, j'essaye de trouver le sommeil malgré l'excitation. 

    Mardi 14 septembre

    À 4 h 30 du matin mon réveil sonne, me donnant une heure pour me préparer et me concentrer. J'ai prévu du temps pour dérouler la course dans ma tête, penser aux mouvements et à ce que je veux ressentir en concourrant, avant que la journée ne commence. Car je sais que je n'aurai plus un moment à moi par la suite. Mais au réveil je suis épuisée et mes yeux sont si fatigués que je n'y passe finalement que quinze minutes avant de descendre pour le petit déjeuner.

    7 h 00 du matin - Le temps d'enfiler ma combinaison et de rejoindre le départ de la course au bassin de la Villette, je me sens totalement prête, excitée et impatiente de commencer pour voir comment je vais me débrouiller.

    Deuxième personne à me jeter à l'eau sur 150, je la trouve plus chaude que lors de ma dernière nage en eau libre au Royaume-Uni, et je me dirige avec enthousiasme vers la ligne de départ. La course est grandiose ; elle me prend 23 minutes et 49 secondes et chaque mouvement compte. Au début j'ai l'impression que beaucoup de participants me dépassent mais je n'y  prête pas attention. La seule chose qui importe est de m'installer dans un rythme le plus rapide possible pour nager efficacement et atteindre la ligne d'arrivée. Un triathlète expérimenté ayant également fait l'Ironman m'a dit quelques heures auparavant : « N'oublie pas de sentir le parfum des roses ! ». Alors mon second objectif est de m'amuser, et je m'amuse ! 

    Une fois le second tour accompli, je reste en tête des compétiteurs masculins que j'ai doublés, je vois l'arrivée et je pique un sprint pour l'atteindre. Je ne tiens plus en place une fois que l'arrivée approche ; j'ai hâte de voir mon résultat et de terminer cette première épreuve. Je dois faire des efforts pour me calmer et me concentrer sur mes gestes. Quelque chose dans le genre : « Sophie, tu n'atteindras l'arrivée que si tu baisses la tête et nages, alors vas-y ! ».

    Quelques secondes plus tard je me tire hors de l'eau et cours sur le tapis bleuSophie with the brothers Brownlee jusqu'à la ligne d'arrivée. Après avoir attendu que ma respiration se calme et attrapé une bouteille de Powerade, je regarde autour de moi et constate qu'il n'y a pas beaucoup de concurrents de ce côté-ci de la ligne d'arrivée.  

    J'attrape immédiatement mon appareil photo pour figer l'après-course avec le triathlète champion du monde U23 et son frère. Le sourire sur mon visage en dit long. Je termine en troisième position.

    BRUXELLES

    11 h 00 du matin - Après avoir avalé un autre petit déjeuner et autant d'eau et de jus d'orange que possible, je suis habillée et prête en descendant de l'Eurostar à Bruxelles. Un trajet en métro et un rapide trajet à pied et nous sommes au départ de la course, nos vélos alignés dans l'ordre de nos numéros. Je suis contente de trouver mon vélo prêt et en parfait état, après l'avoir laissé à Londres deux jours plus tôt. Les dernières préparations commencent à 12 h 15 et je me retrouve sur la ligne de départ, me préparant à un nouveau départ en masse. Ce qui est drôle c'est que quelques minutes avant, je conseille une autre concurrente… Et il se trouve qu'elle a gagné la totalité de la compétition (et a dit que mon conseil lui a été utile) !

    La course cycliste est ma meilleure performance personnelle de la journée. La première fois que j'ai pédalé à cette allure c'était six semaines avant et je me suis bien améliorée depuis. Les petits matins et les soirées tardives à pédaler dans Richmond Park ont vraiment payé pendant la course. Mon principal souci est de me détendre et de prendre confiance. Sur un parcours difficile, cela est essentiel. 

    Il me faut 1 heure 18 minutes pour parcourir les 40 kilomètres. Je suis aidée par le fait qu'à ce stade, j'ai quelques supporters pour m'encourager. La seule chose qui m'importe est de rester devant la plupart des filles et j'ai l'impression de bien me maintenir. Je termine en cinquième position. En passant la ligne d'arrivée, on me donne une médaille et tout à coup je ne peux plus respirer, comme si quelque chose me serre la gorge. Je pense que c'était peut-être une vague de panique et essaye de stabiliser ma respiration et de me pencher en avant pour remettre mon vélo à sa place. Je boite car je suis tombée au quatrième tour sur les rails du tramway. Un mélange de larmes et de sueur coulant sur mes joues, j'essaye de me calmer et de sauver la face devant tous mes nouveaux amis. Je crois que je ne me suis pas rendue compte à quel point j'ai repoussé mes limites, jusqu'à ce que j'arrête. Je m'améliorerai de ce côté-là une fois que j'aurai appris comment courir à l'avenir.   

    LONDRES

    15 h 00 - De nouveau dans l'Eurostar. Je suis épuisée. M'attend la pire des trois épreuves : la course à pied de 10 kilomètres. Les rails du tramway ont fait d'autres victimes ; un poignet cassé pour un garçon et une commotion pour une fille. Heureusement qu'il n'a pas plu car cela aurait pu être pire ! 

    Je tente d'avaler un autre repas mais arrivée au milieu de mes lasagnes mon tour pour un massage arrive. Je me dépêche de franchir les cinq voitures pour rejoindre ma masseuse. Waouh ! J'ai cru à une blague lorsqu'on m'a parlé de massages mais c'est plus que du sérieux :)

    Le temps d'arriver à Londres, ma mère m'attend avec impatience à Regents Park depuis plus d'une heure. Elle m'aperçoit sur la route, mon sac porté par quelqu'un d'autre. Je me suis pas mal débrouillée pour que l'athlète olympique Iwan Thomas me propose de porter mon sac !

    18 h 30, la course commence ! Cette fois-ci mon seul objectif est simple : arriver au bout au plus vite. Cours vite, cours à la maison, et prie pour que ta blessure au genou ne te fasse pas trop souffrir. La course fait trois tours et je me sens bien durant la première moitié. La seconde moitié n'est pas si bien mais la force que m'apportent les encouragements de ma famille et de mes amis présents est incroyable.Run - high 5   

    Cette fois-ci, c'est le sourire sur leurs visages qui en dit long. Chaque fois que je passe devant eux, je gagne un plein d'énergie et je pense à eux jusqu'à ce que je les voie à nouveau. 52 minutes plus tard, je passe la ligne d'arrivée de mon premier triathlon, entourée de toutes les personnes à qui j'ai pensé. Je me sens soulagée et immensément heureuse. 

    2 jours plus tard, je découvre mon résultat global : cinquième sur la totalité des femmes et soixante-cinquième sur 120 concurrents.

    Merci de m'avoir lue si vous êtes arrivés jusqu'ici ! Et merci aussi pour votre soutien et vos encouragements… C'est ridicule à quel point cela aide quand arrive le moment critique. 

    Sophie Roberts


    Eurostar Tri City Athlon

    17/09/2010


    Et la course… est courue.

    16/09/2010

    Et quelle course ! Pour un évènement s'inscrivant dans le cadre des Jeux olympiques de Londres 2012, ça a été quelque chose. Sur la fin, les élites et célébrités se sont bien motivées.

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    Cet évènement m'a permis de découvrir le contraste entre les différentes étapes ; les puissants nageurs se laissant par exemple distancer à vélo. On voit clairement la différence entre les épreuves nécessitant de bons bras et celles nécessitant de bonnes jambes !

    La course à pied du Tri-City-Athlon, épreuve préférée des concurrents pour la plupart, a vu nos sportifs (à ce stade un peu souffrants) accomplir trois tours de Regents Park, en passant par le zoo de Londres et les divers étangs et lacs composant ce domaine royal.

    Contrairement aux épreuves de natation et de cyclisme, certains groupes d'individus se sont positionnés devant de manière évidente pour démarrer la course, menant le reste des concurrents. Les coureurs ont quitté la zone des spectateurs au son de la chorale de gospel de la communauté de Londres et d'un tonnerre d'applaudissements.

    Les premières centaines de mètres ont été pour certains un moment pour se relâcher, pour s'étirer les jambes et trouver son rythme. Puis comme lors des deux étapes précédentes, le groupe de compétiteurs s'est dispersé relativement vite. Le premier tour a été effectué dans les 10 minutes, à peine le temps pour les spectateurs d'enfiler leurs costumes pour le mini défi que nous leur avions préparé.

    Au second tour les coureurs de tête approchaient déjà des derniers, faisant d'eux une cible pour accélérer le rythme. Cela a bien entendu poussé les derniers à prendre de la vitesse, alors que la pluie s'est mise à tomber doucement. Et la météo n'a pas gâché l'enthousiasme ambiant !

    Dans les 30 minutes, et à la surprise de beaucoup, nous nous préparions déjà à accueillir le premier arrivant, et seulement 14 minutes plus tard nous n'avons pas été déçus. Jonny Brownlee a franchi la ligne d'arrivée et est passé sous l'arche sous les applaudissements en seulement 34 minutes ; le premier Tri-City-Athlète a avoir terminé la course à pied.

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    Puis les applaudissements n'ont pas cessé tandis que nos 130 sportifs ont passé la ligne d'arrivée sous les cris de la foule impressionnée.

    Une fois que tous ont franchi la ligne et comme c'est ici la coutume pour chaque évènement auquel participent nos collègues français, du champagne a été servi à tous les concurrents, accueilli par beaucoup comme un grand coup d'eau pour étancher leur soif.

    Tous les concurrents sont parvenus à terminer la course juste après 19 h 30. Les médailles ont été remises aux gagnants et la chorale a chanté la sérénade.

    Voir en pièce jointe pour les ovations finales pour tout l'évènement.

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    Eurostar Tri-City-Athlon Brussels London Photocall

    14/09/2010

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    Alistair Brownlee, winner of the bike in 58 minutes

    14/09/2010

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    Le cyclisme, comme ça s’est passé

    14/09/2010

    Six tours… Cela ne semble pas très impressionnant sur le papier, mais quand chaque tour fait plus de 6 km, chaque tour demande des efforts. Surtout lorsque l'on s'est levé vers 5 heures du matin et que l'on a déjà parcouru 1500 mètres à la nage !

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    La plupart des concurrents sont arrivés à Bruxelles très enthousiastes à l'idée de relever un second défi, échangeant leurs histoires et se racontant comment ils se sont retrouvés à participer à ce triathlon.

    BIKE-HIGH-RES-6Le trajet entre la gare de Bruxelles et le départ du parcours cycliste a probablement été un peu différent de ce qu'ils avaient imaginé puisque nous avons décidé d'emprunter le métro de Bruxelles pour nous rendre sur les lieux de la course et éviter ainsi les embouteillages.

    Nous sommes arrivés au stade Roi Baudoin vers midi. Les concurrents étaient très élégants (si je puis dire) dans leur ensemble Tri-City-Athlon Eurostar fourni par Adidas et avec leurs cordons Eurostar jaunes.

    La course a commencé à 12 h 40. C'était un peu l'inconnu pour l'équipe Eurostar car nous n'étions pas certains de la façon dont tout cela allait se dérouler pour le groupe principal, en particulier parce que la compétition applique le règlement officiel du triathlon olympique qui interdit le drafting (le fait de profiter de l'effet d'aspiration du coureur précédent en s'abritant derrière lui).

     


    La natation, comme ça s’est passé

    14/09/2010

    Notre Tri-City-Athlon a commencé aujourd'hui par un réveil à 4 heures du matin… mais surtout avec le départ de l'épreuve de natation.

    Après un rapide coup d'œil sur le démarrage de la course, je me suis retrouvé devant un tableau incroyable : 140 concurrents bravant le petit air frais parisien dans leurs combinaisons, après leur petit déjeuner de 5 h 15 du matin et le court trajet de l'hôtel au bassin de la Villette, lancés sur un parcours à la nage de 1500 m.

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    À 7 h 26 le soleil s'est levé au-dessus de l'Arc de Triomphe et 4 minutes plus tard, l'épreuve de natation a commencé. Un nombre surprenant de spectateurs et un attroupement de journalistes sont venus encourager ces 140 bonnets de bain blancs flottant sur l'eau, tandis que les courageux athlètes dissimulés sous ces bonnets se disputaient les places en tête.

    Puis les 140 concurrents se sont dispersés en une longue ligne, des visages se tirant hors de l'eau pour s'assurer d'être sur la bonne voie, certains offrant de petites grimaces, d'autres d'étranges sourires. Pour les meilleurs, le parcours n'a duré que 17 minutes et en sortant de l'eau, THEO REBEYROTTE premier arrivé, semblait décontracté et revigoré.

    Le dernier nageur, que nous ne nommerons pas ici bien entendu, est sorti de l'eau juste après 8 h 15, les muscles des bras encore brûlants suite à l'effort fourni, en nous disant en récupérant son souffle que le challenge avait été super et qu'il serait bon de s'asseoir lors de l'épreuve suivante ! Je ne suis pas certain qu'un parcours à vélo de 40 km soit une manière idéale de se reposer mais au moins, c'est positif.

    Après être sortis de l'eau et s'être séchés, les concurrents ont rejoint le bus du Tri-City-Athlon où les conversations ont été animées, pour se rendre à la Gare du Nord et prendre l'Eurostar spécialement affrété pour Bruxelles à 09 h 30. Seulement trois heures après avoir quitté Paris, il se retrouveront sur leurs fidèles vélos pour l'épreuve de cyclisme.

    L'atmosphère était vraiment animée et il va être intéressant de voir si les premiers arrivés à l'épreuve de natation garderont leur avantage lors de la course cycliste. Le parcours est plutôt ardu à Bruxelles et je sais que l'un de nos concurrents a une fois remporté le record de vitesse sur un VTT ; la compétition est donc définitivement ouverte.

    Je vous tiendrai informés de la suite des évènements vers 16 h 00, heure française. À suivre donc…


    Il reste 51 jours et 17 heures avant la plus grande compétition de mon parcours d’Ironman

    11/05/2010

    Il reste 51 jours et 17 heures avant la plus grande compétition de mon parcours d'Ironman. Depuis que je me suis mis au triathlon, à l'âge bien avancé de 43 ans, j'ai participé à deux courses Ironman, toutes deux au Royaume-Uni. Cette année, pour la troisième, je dis bien la troisième, fois, j'ai l'intention de prendre part à l'épreuve réputée « la plus difficile au monde » : l'Ironman de Lanzarote.


    Il serait aussi simple (et même exact) de dire que j'ai échoué deux fois auparavant, en 2006 et l'an dernier. En 2006, c'était mon tout premier triathlon (je sais, ce n'était pas très malin) et l'an dernier, j'avais suivi un régime alimentaire totalement inadapté, ce qui, combiné à des conditions particulièrement pénibles, une maladie et un problème de vélo, m'a conduit, une fois de plus, à abandonner avant la fin.

    Malgré tout, ces deux échecs ont été très importants, car très instructifs (ils m'ont appris davantage que mes succès) et je pense que c'est pour cette raison que je participe aux épreuves d'Ironman, car à chaque fois, j'apprends énormément de choses sur moi-même. Il y a quelques temps, j'ai lu que lorsqu'on franchissait la ligne d'arrivée d'un Ironman, on était une personne différente de celle qui avait pris le départ. Ce qui, dans mon cas, est tout à fait vrai.

    Pour les personnes ayant suffisamment de bon sens pour ne pas participer aux Ironman, je précise qu'il s'agit d'une forme de triathlon standard (natation, cyclisme, course à pied), à la seule différence près que les distances sont plus longues: 3,8 km de natation, 180 km de cyclisme et 42 km de course à pied. Difficile à croire, mais je suis tout à fait normal, j'ai un travail, une famille et je ne suis pas un athlète de haut niveau (même si le fait de m'entraîner comme si j'en étais un m'a beaucoup apporté).

    La mère de Forrest Gump comparait la vie à une boîte de chocolats. Quant à moi, j'ai appris grâce à l'Ironman que le temps passé à l'entraînement était également une question de choix; on peut choisir de s'entraîner de 10 à 20 heures par semaine, ce qui, en plus d'un travail très prenant et à temps plein, peut sembler énorme. Mais si l'on considère que beaucoup de gens passent ce temps-là devant la télé chaque semaine, on se rend compte que c'est effectivement une question de choix. Certes, c'est un choix parfois difficile, surtout en hiver, à la tombée de la nuit, quand la seule chose à laquelle j'aspire, c'est de me prélasser sur le canapé… J'avoue que je dois souvent me faire violence.

    On peut se sentir très seul à l'entraînement ; on ne rencontre pas souvent des gens qui sautent de joie à l'idée d'aller faire trempette avec vous en avril dans un bassin en plein air, ou de vous accompagner à vélo pendant 4 ou 5 heures d'affilée. Je me retrouve donc souvent tout seul pour m'entraîner. En fait, j'ai de la chance, car je puise l'essentiel de mon énergie dans le fait d'être seul, même si, au fil des ans, je me suis rendu compte que l'énergie provenant des autres autour de moi était aussi importante.

    Un jour, mon entraîneur m'a dit qu'il était crucial de savoir choisir son équipe de soutien. C'est moi qui franchis la ligne d'arrivée, mais derrière ce résultat, il y a une foule de gens qui m'ont aidé et préparé à le faire : entraîneurs, kinés, masseurs spécialisés, nutritionnistes et thérapeutes (c'est le travail de Mme H.), etc.
    La semaine dernière a été instructive pour moi (j'ai passé une semaine  d'entraînement à Lanzarote) : tout s'est bien passé, bien que je fusse totalement seul, et en rentrant au Royaume-Uni, j'ai ressenti le besoin de compagnie à l'entraînement. Or, ce n'était pas prévu au programme et j'étais censé travailler et m'entraîner seul pendant deux semaines complètes. Mais passer 30 heures en tête à tête avec soi-même, c'est plus qu'il n'en faut pour quiconque. Autant dire que samedi dernier, le fait de courir avec deux amis m'a donné un formidable élan et m'a véritablement permis de recharger mes batteries.

    Le dimanche suivant, je ne me sentais pas bien et je n'ai pas pu faire les 5 heures de vélo qui étaient prévues ; en fait, j'aurais pu les faire, mais ce n'aurait pas été très judicieux. Tout en étant convaincu que j'avais pris la bonne décision, je me sentais frustré et un peu anxieux à l'idée qu'en renonçant à cette séance d'entraînement, j'allais me pénaliser pour la compétition. Néanmoins, grâce au soutien et au réconfort des personnes que je respecte et en qui j'ai confiance, je me suis rétabli en deux jours et j'ai repris l'entraînement avec un regain d'énergie et d'intensité.

    J'ai ensuite passé quelques journées de travail particulièrement pénibles, extrêmement stressé et sous pression, et le fait de savoir que je pouvais rebondir m'a permis de réaliser combien la capacité de résilience est importante et de comprendre d'où elle vient.

    Renoncement, sacrifices, douleur et souffrance, périodes de doute et de fragilité émotionnelle et mentale…pourquoi faire tout cela ? Quelquefois, je n'en suis pas sûr ; sans doute l'envie de mieux me connaître et de savoir que j'ai fait face à certains de mes démons, mais aussi le sentiment incomparable qui m'envahit lorsque je franchis la ligne d'arrivée et que j'entends ces mots : « Félicitation, Keith Hatter, vous êtes un Ironman. »

     


    Conseils pour la Journée de Compétition

    11/05/2010

    Il est vital de se réhydrater régulièrement pour réussir une épreuve de triathlon. Au cours d'une activité physique, on transpire en perdant une certaine quantité de fluides corporels qui sont indispensables pour maintenir l'organisme à la bonne température. Lorsque l'organisme n'a plus assez de fluides, la température du corps augmente rapidement, ce qui entrave ses performances. Au cours d'une activité physique, le niveau de sucre dans le sang diminue, de même que la teneur en éléments nutritifs de l'organisme. Cela entraîne une baisse des réserves énergétiques, ce qui provoque une fatigue et une plus grande vulnérabilité, avec un risque accru de blessure. Pour éviter ce phénomène, il est indispensable de remplacer les fluides et les nutriments que vous perdez au cours d'un entraînement ou d'une compétition et pour cela, le mieux est de boire une boisson énergétique spécialement adaptée pour les sportifs.

    Conseils pour s'assurer une hydratation optimale et les meilleures chances de réussite au triathlon:
    • Essayez la boisson hydratante que vous avez l'intention d'utiliser lors de la compétition quelques semaines avant l'épreuve pour vous assurer que vous la supportez et que vous l'appréciez. Certaines boissons peuvent ne pas vous convenir. Essayez différentes saveurs. Un changement de dernière minute risque d'avoir des conséquences désastreuses.

    • Assurez-vous de respecter le bon niveau de concentration : si la concentration est trop faible, la boisson n'aura pas l'effet désiré et si la concentration est trop forte, cela risque de vous donner des crampes d'estomac. Une teneur excessive en hydrates de carbone risque de bloquer l'estomac ou de concentrer tout le sang au niveau de l'estomac plutôt que dans les muscles en action. Si vous choisissez une boisson toute prête, ne la diluez pas, car elle n'aurait plus l'effet désiré.

    • Veillez à choisir une boisson offrant un dosage équilibré en sodium, en potassium et en hydrates de carbone. Certaines boissons énergétiques ne contiennent pas suffisamment d'électrolytes pour des efforts intensifs.

    • Prévoyez à l'avance la quantité de liquide que vous absorberez pour vous hydrater avant et pendant l'épreuve. Vous pouvez tester vos prévisions à l'entraînement et avant l'entraînement. Si vous souhaitez connaître la quantité exacte de liquide que vous devez consommer, adressez-vous à un nutritionniste du sport qui pourra calculer votre consommation de façon précise.

    • Pour penser à boire suffisamment pendant l'épreuve et à l'entraînement, vous pouvez activer l'alarme de votre montre toutes les 10 minutes. Cela vous incitera à boire régulièrement. Il est recommandé de boire souvent et par petites gorgées, et non d'ingurgiter de grandes quantités d'un seul coup.

    • Pendant la semaine précédant l'épreuve, il est indispensable de s'hydrater correctement et en permanence. Le mieux est de prendre une bouteille avec vous partout où vous allez et de boire souvent par petites gorgées.

    • N'absorbez pas trop de liquide la nuit ou le matin précédant l'épreuve. Une hyperhydratation peut être pire qu'une déshydratation. Si vous vous êtes hydraté régulièrement durant toute la semaine, vous serez en bonne condition pour l'épreuve. Une bouteille de 500 ml bue au cours de la matinée devrait suffire.

    • Pendant la course à pied, n'oubliez pas de prendre à boire avec vous, surtout s'il fait chaud. Cela vous permettra de compenser si vous ratez un point d'eau ou si vous buvez au rythme de votre alarme, vous aurez toujours quelque chose à boire sous la main.

    • Après avoir franchi la ligne d'arrivée, veillez à continuer à vous hydrater pour le restant de la journée. Cela vous aidera à mieux récupérer.

    Comment s'hydrater correctement


    Il suffit d'une déshydratation de 1 % pour que les capacités et les performances physiques soient affectées. Lorsqu'un athlète est déshydraté, ses performances sont considérablement réduites, il a du mal à se concentrer et son potentiel d'effort chute. Pour être sûr de donner le meilleur de vous-même dans une épreuve sportive, veillez à vous hydrater régulièrement.


    L'apport de fluides à l'organisme est indispensable avant, pendant et après l'effort. Une étude réalisée à l'Université du Texas a montré que l'absorption d'eau pendant l'effort entraînait une amélioration des performances de 6 % par rapport à quelqu'un qui ne buvait rien.
    Etant donné que les épreuves d'endurance durent plus longtemps que la plupart des autres disciplines sportives, les athlètes d'endurance ont un risque accru d'hyperhydratation, c'est pourquoi il est important de prévoir votre programme d'hydratation avec le plus grand soin.

    • N'oubliez pas de boire tout au long de la journée. Il est important d'arriver à l'entraînement ou à la compétition correctement hydraté. Pour cela, commencez la journée par une boisson énergétique, puis utilisez les fontaines d'eau et diverses boissons pour vous inciter à boire tout au long de la journée.

    • Hydratez-vous 2 à 3 heures avant l'entraînement ou avant l'épreuve. Prévoyez au moins 500 ml de liquide à cette occasion, et 250 ml supplémentaires 10 à 20 minutes avant l'épreuve.

    • Buvez pour compenser la transpiration, sans plus. Les athlètes d'endurance, en particulier les concurrents inexpérimentés qui ont tendance à courir lentement et à s'arrêter plus fréquemment pour boire, risquent une hyperhydratation qui peut entraîner un phénomène rare, mais dangereux, appelé « hyponatrémie ». L'hyponatrémie survient lorsqu'un athlète absorbe trop de liquide, ce qui fait baisser le taux de sodium dans le sang jusqu'à un niveau critique.